Les conséquences du coronavirus sur notre travail quotidien

L’heure est aussi au confinement dans les pays où Action Damien est active. Les conséquences économiques et sanitaires sont sans équivoque. Et ce, aussi et surtout pour les personnes atteintes de maladies comme la lèpre ou la tuberculose qui n’ont plus accès à leurs soins de santé quotidiens. 

Les dangers pour les patients

Un tel confinement global est conséquent pour les patients atteints de la lèpre ou de la tuberculose. Beaucoup ne peuvent plus se rendre au travail ou au centre de santé pour recevoir leur traitement tous les jours. Et le dépistage actif de nouveaux patients est aussi mis à l’arrêt. C’est ainsi que les risques de développer des handicaps à vie à cause de la lèpre ou de contracter des formes résistantes de la tuberculose augmentent chaque jour avec la crise, tout comme le nombre de décès.

Que fait Action Damien ?

Nous mettons tout en place pour garder le contrôle de la situation dans les pays où nous sommes actifs. Par exemple, en RDC et en Inde, nos collaborateurs donnent une réserve de médicaments pour un mois aux patients qui doivent se confiner. « Ainsi, nous sommes certains qu’ils ont accès à leurs médicaments », raconte un employé à Kinshasa. « Mais le suivi et les soins quotidiens tombent majoritairement à l’eau. »

Au Bangladesh, un employé local raconte : « Nous aussi, nous avons peur d’attraper le coronavirus. Pourtant, nous faisons notre possible pour aider et soigner les patients. Nous respectons des mesures strictes, nous portons des masques, des gants et des habits protecteurs. Le travail sur le terrain et le dépistage des patients ont dû être mis à l’arrêt. Nous craignons de graves répercussions. Ce sont des temps difficiles, mais nous tentons de garder nos collaborateurs motivés et de continuer notre travail. »

En Guinée, un plan de limitation des risques a été mis en place. Action Damien prévoit aussi, depuis la crise Ebola, des kits de prévention pour lutter contre les maladies infectieuses en Guinée. Du matériel de protection qui tombe à pic pour le personnel local.

Et après la crise ?

« La situation économique d’après-crise sera très problématique », raconte le collaborateur local du Bangladesh. « Le nombre de personnes qui guériront de la tuberculose va diminuer. Moins d’argent signifie aussi une moins bonne alimentation. Pourtant, une bonne nutrition est la clé pour guérir de la tuberculose. » Notre personnel médical craint aussi que le nombre de nouvelles infections de la tuberculose (mulitirésistante) va fortement augmenter après la crise à cause de l’inaccessibilité aux soins de santé.

Action Damien se prépare au pire. Une aide socio-économique sous la forme d’un programme d’aide alimentaire sera nécessaire pour soutenir la population locale après la crise.

Nous faisons de notre mieux pour que le combat contre la lèpre et la tuberculose continue malgré cette situation. Tout le personnel local et les volontaires qui poursuivent leur travail sans relâche sont nos héros et héroïnes. Un tout grand MERCI !