Pour guérir de la lèpre, il ne suffit pas juste d’un traitement

Un sourire éclatant. Des yeux pétillants. Une énergie débordante. On ne penserait pas que Smiriti a été contaminée par la lèpre.

Quand Smiriti a eu les premières taches sur ses jambes à 8 ans, sa maman est allée chercher une crème à la pharmacie. Ces taches semblaient inoffensives, tout comme celles sur le dos du frère de Smiriti. Mais quand elles ont commencé à s’agrandir, la famille a été voir un médecin sur les conseils de Tika, la voisine.

Il s’agissait de la lèpre.

Tika, qui connaissait déjà la maladie, a essayé d’apaiser les parents de Smiriti. « Ils avaient peur des dires du village et pour le futur de leurs enfants. Ici, les personnes atteintes de la lèpre n’ont plus le droit de se marier durant 7 générations », raconte Tika.

Smiriti confirme cette crainte : « Mes parents ne voulaient pas que les gens sachent que je suis contaminée, que ce soit à la maison ou à l’école. J’avais le sentiment d’avoir fait quelque chose de mal. Tika était la seule à qui nous pouvions en parler. Elle dit qu’il faut oser aborder le sujet de la lèpre autour de nous. »

« Dès qu’on est guéri, on n’est plus contagieux. Et il est temps que les gens le sachent. »

Pour guérir de la lèpre, il ne suffit pas juste d’un traitement. Les patients sont souvent stigmatisés et exclus de la société.

Vous pouvez aider des enfants comme Smiriti à guérir complètement et à être réintégrés dans la société. Faites un don ou achetez des marqueurs. Aidez ainsi nos équipes sur le terrain à sensibiliser à la lèpre.

Photos : Stefanne Prijot en Yann Verbeke/Switch asbl

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